Trois temps : le mensonge (un vrai musée, une panne, une voix qui propose de vous sortir), le voyage (huit salles d'époque reliées par les limbes du temps — couloirs noirs, fil rouge au sol, un compteur d'années qui s'affole), et la révélation (la conteuse était la huitième pièce ; elle ne prévient plus, elle collectionne). Les visiteurs fuient à travers le musée en ruines… et débouchent dans la boutique.

Vitrines réelles, cartels bilingues, le premier bocal à la fleur blanche. La confiance s'installe — c'est exactement le but.

Une « anomalie ». L'issue de secours est verrouillée. Un pan de mur s'ouvre sur le noir — et une voix chaleureuse propose de vous guider.

Une pièce vide, une ampoule, un compteur d'années. Blackout, strobes aveuglants, le sol vibre : le compteur dégringole jusqu'en 1462.

Une crypte, un cercueil, un orage. Quand la lumière revient, le cercueil est ouvert — vide. Et dans le miroir, quelqu'un se tient derrière vous.

Une chambre bavaroise banale. Le magnétophone démarre seul, le lit tremble — et « HILFE » s'écrit sur le mur, l'encre encore fraîche.

La grange est votre abri. Le trophée officiel est vide. Dehors, quelque chose tourne — et la grande porte se bombe sous un choc.

L'or, le ciel d'étoiles — le moment de grâce du parcours. Puis la lumière bascule : le masque ouvre les yeux. La fouille était une transgression.

La salle interactive : frappez au mur — la maison répond, trois coups, ailleurs. Puis la commode glisse seule vers la porte.

Une ruelle de Whitechapel en zigzag. Vous croyez le poursuivre — jusqu'à ce que son ombre immense repasse au-dessus de vos têtes.

Il ne bouge que quand la lumière s'éteint. Et la photo prise à votre entrée ne correspond plus à sa pose. La règle est apprise…

…et appliquée : sur un virage de nuit, une mariée blafarde se rapproche à chaque noir. Phares de camion, hurlement — courez.

La poursuite traverse le musée du début, en ruines. La lumière meurt derrière le groupe. Au bout : la boutique, la lumière, les rires.
Entre chaque époque : un couloir noir absolu, un fil LED rouge au sol, un compteur d'années qui voyage — et un seul effet, déclenché par les visiteurs eux-mêmes, jamais au même endroit. Ossuaire, geôle victorienne, sable d'Égypte : chaque limbe est contaminé par l'époque qu'on quitte. C'est la grammaire visuelle de la marque, reconnaissable en une photo.